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Le graphisme à Chaumont

Lien utile : La Biennale Chaumont design graphique sur le Net www.centrenationaldugraphisme.fr

Historique

Depuis 1990, le Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont est devenu un rendez-vous majeur pour les graphistes du monde entier.   Au fil des éditions, la Ville a constitué un fonds exceptionnel et possède une crédibilité qui lui permet actuellement de rayonner à l’échelle nationale et internationale. Forte de son expérience unique, c’est naturellement qu’elle a décidé de porter le projet du Signe, Centre national du Graphisme. Soutenue par les fonds européens, l’État, la Région Champagne-Ardenne, le Département et le GIP de la Haute-Marne, la Ville de Chaumont bénéficie de l’expertise d’un comité scientifique qui l’aide à définir les missions du Signe. Il s’agit en effet d’un objet sans équivalent connu.
Mais aujourd’hui,  l’enjeu du projet est également de faire entrer cet outil à vocation internationale dans le quotidien des Chaumontais. L’histoire de la ville avec le graphisme est longue, en 1905, Gustave Dutailly léguait à Chaumont quelque 5000 affiches (lire encadré).

Elus et architectes de l’agence Moatti-Rivière n’ont pas hésité à peaufiner les plans pour faire du Signe un lieu attractif et ouvert sur la ville. L’objectif est de répondre au mieux à l’un des sept commandements du Signe : la convivialité ! Une analyse des flux des visiteurs, des étudiants, des habitants, autour et à l’intérieur du bâtiment, a été réalisée avec le constat qu'il fallait donner davantage envie aux gens de pousser les portes du Signe. Ainsi, une seconde entrée, ouverte sur la ville, est apparue place Emile Goguenheim (place des Arts), prolongement de la sortie du cinéma. Grâce à l’abattage deplusieurs cloisons, une terrasse ouvre désormais sur un grand café lumineux et accueillant. Il y a aussi un coin salon avec des banquettes et un hall avec de grandes tables équipées de prises et du wifi.  

Cet espace est un lieu de vie, de travail et de rencontre pour les Chaumontais. Le Signe propose des expositions temporaires tout au long de l’année autour de la thématique du graphisme. Le Signe, centre national du graphisme, renferme une salle au rez-de-chassée de 600 m² et une à l’étage de 300 m². À tout moment, ceux qui viendront dans la ville du graphisme mais aussi ceux qui y vivent trouveront de quoi satisfaire leur curiosité. Avec un fonds d'affiches de plusieurs milliers de pièces, les expositions seront renouvelées régulièrement.
Le Signe n’est pas un musée, ni l’affaire d’une élite et ne se veut surtout pas corporatiste. Il devient au contraire un centre bouillonnant qui propulse les visiteurs venus du monde entier à travers les artères de la ville, et tout au long de l’année attire les Chaumontais au cœur de ce nouveau quartier culturel.

 

Gustave Dutailly, collectionneur d'affiches.
Les Silos, La maison du livre et de l’affiche conserve un fonds unique d'affiches anciennes. Un homme est à la source de cette aventure : Gustave Dutailly. Ce député haut-marnais, élu et réélu en 1881, 1885 et 1898, ancien professeur de botanique et directeur des services d’horticulture de la Ville de Lyon, réunit sa vie durant, une impressionnante, originale et singulière collection de près de 10000 documents imprimés : livres, journaux, gravures et affiches lithographiques. Parmi cet ensemble, une extraordinaire collection de 5000 affiches illustrées par les maîtres de l'époque : Toulouse-Lautrec, Grasset, Chéret, Bonnard…
Par testament olographe en date du 15 juillet 1905, il lègue une partie de ce prestigieux patrimoine à la Ville de Chaumont et une somme de 5 000 Francs pour son emballage, son expédition et son aménagement à la bibliothèque de Chaumont.

A voir également : L'album Dutailly numérisé –  www.album-dutailly.fr

 

Les missions du Signe

Le Signe, centre national du graphisme répond aux objectifs suivants :



Présenter les collections

Il convient d'utiliser des espaces de monstration souples, capables de s’adapter eux aussi à la diversité des approches graphiques. Par ces expositions, il s’agit de valoriser tout autant les collections chaumontaises que d’accompagner le public dans la découverte des enjeux et de l’histoire du graphisme. Puisque le graphisme est une discipline de création, ces espaces permettent aussi bien la production d’expositions patrimoniales que celles construites autour d’une pièce inédite.



Aider à la création

Les résidences de graphistes, leur implication dans des projets pilotés par le Signe en milieux scolaires, associatifs et pourquoi pas industriels, font du Signe un lieu d’échange et habité. Il facilite la relation des commanditaires potentiels et des institutions concernées avec le design graphique.



Instituer un pôle de formation de haut niveau

En complément de l’activité déjà mise en place, sont envisagés la création d’un post-diplôme, l’accueil d’activités de recherches sur le graphisme (d’ordre historique sur les fonds, critique en lien avec le programme des expositions), mais aussi par le design graphique (mise en relation de designers graphiques avec les acteurs d’un sujet).



Participer au développement économique et culturel local

Établir une relation d’intérêt réciproque entre une ville et une discipline via un événement (la Biennale) et un lieu. La photographie à Arles (52 197 habitants), la bande dessinée à Angoulême (42 669 habitants) ou le design à Saint-Étienne (178 000 habitants) ont démontré la pertinence de ces associations tant dans la renommée de ces villes que dans l’attractivité du tourisme économique qui en découle. La dimension appliquée du graphisme se doit d'être en outre être mise en œuvre dans les sujets économiques régionaux.



Jouer le rôle attendu au plan national et international pour le graphisme

Constituer une institution repérée dans le paysage français et capable d’agir en interface et en réseau avec d’autres établissements français et internationaux, incarner l’action nationale en faveur du graphisme et, dans le même temps rendre visible et coordonner les initiatives des acteurs du graphisme : profession, écoles, associations… Le rôle du Signe a forcément à voir avec la reconnaissance du graphisme, une reconnaissance dont dépend en retour le succès du Signe comme établissement culturel national de premier ordre.



Intégrer et poursuivre les missions du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont

Regrouper et placer en synergie les équipes travaillant à Chaumont sur le graphisme. Mettre à profit la base logistique d’un lieu pour asseoir les expositions, mieux gérer leurs phases d’amont et d’aval (intégration dans les collections, publications). Affiner la notion de rencontres inhérentes à l’organisation d’un événement.

 

 

L'architecture  du Signe

En 2010, une consultation fut organisée par la Ville de Chaumont et les partenaires du projet : État, Région Champagne-Ardenne, Conseil Général de Haute-Marne. 109 équipes associant les compétences d’une agence d’architecte à celle d’un graphiste ont répondu.

Les projets de quatre finalistes furent présentés à un jury : 
Jakob + MacFarlane et Trafik, Moatti & Rivière et Polymago,
Kempe Thill et Lonne Wennekendon, Olgga et Bruce Mau Design.
Le projet de  Moatti & Rivière  a été désigné lauréat.

« Simple dans sa fine mono-matière, riche dans son volume, le Centre international du graphisme de Chaumont est une abstraction silencieuse prête à recevoir toutes les images. Notre projet est composé de grands plans posés dans la ville. L’architecture emprunte sa typologie à celle de l’univers du graphisme, aux objets et aux supports investis depuis toujours et jusqu’à aujourd’hui par cet art :
affiche - feuille - page - écran - panneau.

Ces grands plans sont réalisés en pierre. Ils composent les murs et les toitures. Ils sont rendus abstraits par leur minceur, composés de panneaux de 12 cm d’épaisseur : pierre en parement et âme en nid d’abeille d’aluminium. Cette matière rigide offre à la pierre sa finesse.
Ces plans juxtaposés ou superposés se rapprochent ou s’éloignent. Entre eux, s’installent de grands pans de verre, vastes surfaces que l’on peut clore par des rideaux. Ainsi, depuis la ville, on entrevoit l’intérieur du lieu.


Pierre et verre composent des ensembles simples ou complexes pour répondre aux différents rôles des façades dans la rue :

- sur les angles, ils composent un ensemble sériel qui marque par sa monumentalité le signe public de l’édifice  ;
- sur l’allée de la gare, ils sont simplement juxtaposés en redents ;
- face à la banque, ces pans de pierre légers sont mobiles et permettent d’ouvrir la salle d’exposition temporaire sur l’extérieur en continuité avec la cour et donc avec la ville ;
- Trois feuilles plus hautes que les autres offrent leurs surfaces à des installations monumentales, dans des articulations stratégiques : à la sortie de la gare, à l’entrée de la ville rue de Verdun, au coeur du CIG face à la place des Arts. »

L’agencement des façades permet de recevoir une intervention graphique :
« L’intervention graphique, dans son minimalisme, appartient délibérément à l’architecture, elle s’inscrit dans ses murs comme un filigrane, marque sa surface. Deux trames de points, régulières et orthogonales structurent graphiquement les feuilles en pierre du Centre. Depuis le haut, une trame de points en métal à l’échelle monumentale du bâtiment rejoint à hauteur d’homme une trame de points plus petits et sérigraphiés.


En partie haute la trame peut devenir cimaise pour recevoir les signes et les images de tout format. Les surfaces libres des murs offrent leur surface tramée aux invités des manifestations exceptionnelles, proposant aux artistes d’intervenir : typographes, affichistes, designers graphique, illustrateurs…

Les surfaces tramées de la pierre promettent de multiples usages, elles s’offrent aux évènements, aux signes et aux images dessinées, fixées ou projetées. Ces usages “visuels” seront garants de la capacité de l’architecture à incarner et à transmettre l’essence et l’actualité du lieu, de sa légitimité et de son audace. Ils permettront ainsi de renouveler, d’actualiser et d’accueillir toutes les écritures et les mouvements, le patrimoine comme l’actualité du graphisme. »
www.moatti-riviere.com


www.polymago.fr

 

 

La Biennale de Design Graphique

Le festival de l’Affiche et du graphisme est devenu La Biennale de design graphique. Elle est organisés tous les 2 ans. Prochain rendez-vous en 2019.

Toutes les informations sur le site  :
www.centrenationaldugraphisme.fr

 

 

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