Cadre de vie

Rafraîchissement du lavoir En Buez

Mise en valeur du lavoir En Buez à Chaumont

Le lavoir d’En Buez n’est pas a priori le coin à balade le plus connu localement. Et pourtant, ce site unique mérite le détour. Un aménagement est en cours, dans le sillage d’un projet du budget participatif.
 
A l’intersection entre espace naturel et site patrimonial, le site du lavoir d’En Buez profite de la dynamique autour de la réouverture du camping, de la restauration du parc Ste-Marie de la ceinture verte et de la candidature au label Ville d’art et d’histoire, pour s’offrir une nouvelle jeunesse. D’autant plus que son aménagement a été lauréat du budget participatif en 2024. Un projet qui pose aussi la question du changement climatique et de la santé du végétal, qui mérite toute notre attention.
 

Un peu d’histoire…

En Buez naît d’une résurgence de la Suize, probablement utilisée dès le Moyen-âge pour les besoins domestiques des habitants (lavage du linge etc.) La construction des bâtiments actuels remonte au 18ème siècle, avec une reconstruction partielle entre 1829 et 1832. Peu à peu déserté par les lavandières, le lavoir devient un lieu de villégiature et de promenade champêtre aux portes de Chaumont, ce qui n’empêche pas la dégradation progressive du bâti, jusqu’à la restauration de 1988, à laquelle ont participé de nombreux jeunes Chaumontais.
Aujourd’hui, le lieu revient dans les préoccupations, puisque le projet d’aménagement recouvre plusieurs dimensions : patrimoniales, naturelles, touristiques. Une amorce de ce qui pourrait, sur le long terme, déboucher sur une rénovation du bâti.
 

Les lavandières au lavoir. Vers 1900

Améliorer le cadre de vie

La mise en valeur du lieu passe d’abord par une refonte des cheminements existants (remise en état des sentiers piétons et accès au camping) et par un stationnement canalisé pour apaiser les alentours. Mais également en sécurisant l’espace, car le patrimoine arboré nécessite d’être repensé.
En effet, la double rangée de tilleuls, plantée au 19ème siècle lors de la reconstruction, souffre d’un parasite depuis plusieurs années : le gui. Installé sur tous les tilleuls, le gui condamne les feuillus sur le long terme. À court terme, le parasite affaiblit les arbres ; en témoignent plusieurs ruptures de branches, dernièrement. Un phénomène qui ira en s’amplifiant au fil du temps jusqu’à leur dépérissement complet. Courant décembre, une vingtaine d’arbres d’autres essences, plus résistantes au changement climatique, sera plantée à cet endroit (cyprès chauves, chênes, noyers du Caucase).

Un projet citoyen

Depuis deux ans, l’association du Vieux Chaumont (déjà responsable d’une partie de la rénovation des années 80) organise une journée de nettoyage du lavoir pendant l’été. À l’occasion du budget participatif, l’asso a lancé un projet par la voix de Nathalie Jacquot. “ Nous regrettions le manque de mobilier, nous avons donc proposé d’apporter un petit côté loisir avec des fauteuils, des bancs, la mise en place une aire de pique-nique avec des tables, des transats. Un peu dans l’esprit du jardin Agathe Roullot. L’objectif : que le lavoir redevienne un endroit fréquenté, un lieu de loisir et de rêverie !