À compter de ce 1er juillet 2025, il est interdit de fumer dans un grand nombre d’espaces extérieurs ouverts au public. Cette mesure, annoncée par le ministère de la Santé, marque une avancée significative dans la lutte contre le tabagisme en France.
Cette nouvelle réglementation, issue du décret n° 2025-582 signé le 27 juin et publié au Journal officiel, étend les zones dites « espaces sans tabac » à de nombreux lieux de plein air fréquentés notamment par les enfants et les familles.
Lieux concernés par l’interdiction de fumer à Chaumont
L’interdiction s’applique aux espaces suivants :
- Parcs et jardins publics ;
- À Chaumont nous n’avons pas de plage, mais nous avons Chaumont Plage ;
- Zones affectées à l’attente des voyageurs, telles que les abris bus ou quais de transport ;
- Espaces non couverts des bibliothèques ;
- Espaces non couverts des équipements sportifs (conformément à l’article R. 312-2 du code du sport) ;
- Abords immédiats des établissements scolaires, des structures d’accueil, de formation ou d’hébergement des mineurs, des bibliothèques et des équipements sportifs. Un arrêté à paraître précise un périmètre d’au moins 10 mètres autour de ces lieux.
Il convient de rappeler que la loi interdit déjà de fumer dans les lieux fermés, ainsi que dans les aires de jeux et en forêt. L’extension à ces nouveaux espaces extérieurs vient renforcer la protection des populations.
Objectifs de la mesure : protéger les jeunes et la santé publique
Voir quelqu’un fumer incite particulièrement les jeunes à adopter ce comportement. En réduisant la visibilité du tabac dans les lieux publics, cette mesure vise à limiter la banalisation du tabagisme et à protéger les générations futures d’un produit dont les effets néfastes sur la santé sont bien établis.
Le tabac demeure la première cause de mortalité évitable en France, avec environ 75 000 décès annuels. Le tabagisme passif, c’est-à-dire la fumée inhalée involontairement par les non-fumeurs, est également responsable de 3 000 à 5 000 décès chaque année.
La fumée de tabac contient plus de 4 000 substances chimiques, dont des dizaines sont reconnues cancérogènes. Elle entraîne des cancers, maladies cardiovasculaires, accidents vasculaires cérébraux, ainsi que des affections respiratoires graves, particulièrement chez les enfants.
Aucun seuil d’exposition à la fumée, même faible, n’est sans risque, y compris en extérieur. La généralisation des espaces sans tabac représente donc la seule solution efficace pour protéger la santé publique.
Une démarche également écologique
Outre ses effets sanitaires, le tabac constitue une source majeure de pollution environnementale. Chaque année en France, 30 milliards de mégots sont jetés dans la nature. Composés d’un filtre en plastique (acétate de cellulose), ils mettent des années, voire des décennies, à se dégrader.
Ces mégots contiennent des substances toxiques (nicotine, arsenic, plomb, goudron, etc.) qui contaminent sols, eaux souterraines et cours d’eau. Un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau, menaçant la biodiversité aquatique et terrestre.
Ainsi, la multiplication des espaces sans tabac contribue également à réduire la pollution et à préserver l’environnement.
Sanctions et mise en œuvre
Les contrevenants pris en flagrant délit de fumer dans ces zones s’exposent à une amende forfaitaire de 135 €, pouvant être portée jusqu’à 750 € en cas de poursuites.
Par ailleurs, des panneaux « Espace sans tabac » sont installés progressivement dans la ville au cours de l’été pour signaler clairement les zones concernées.
Source : https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/addictions/article/espaces-sans-tabac
