Au départ du square Boulingrin, il suffit de quelques enjambées au promeneur pour quitter la ville. En se faufilant entre la préfecture et le commissariat de Police , il découvre le sentier qui descend, à l’ombre des arbres, jusqu’à la vallée de la Suize. Des chaussures adaptées sont conseillées.
Par le chemin blanc, le promeneur rejoint ensuite le lavoir d’En-Buez propice à une petite pause fraîcheur. C’est une résurgence de la Suize qui alimente les différents bassins de cet ancien lavoir. Le site est probablement utilisé dès le moyen-âge pour les besoins domestiques des habitants. La construction des bâtiments actuels remonte, quant à elle, au XVIIIe siècle avec une reconstruction partielle entre 1829 et 1832. Déserté par les lavandières, l’endroit s’est peu à peu dégradé. Aujourd’hui, le lieu bénéficie d’une nouvelle mise en valeur grâce aux projets lauréats du budget participatif et à l’association du Vieux Chaumont. Une vingtaine de jeunes arbres sont venus récemment remplacés des tilleuls malades envahis par le gui. Des tables et des bancs ont été installés. L’idée est bien de refaire du lavoir un endroit bucolique apprécié et fréquenté par les Chaumontais.




Après la pause, reprenons notre promenade. Au bout du lavoir à gauche, le chemin s’élève et serpente sur le coteau boisé. La pente se fait plus raide. Au débouché du dernier virage, les curieux peuvent alors découvrir les traces de l’ancien amphithéâtre du Parc Sainte-Marie qui servait lors de représentations théâtrales ou les grandes réunions de l’Union catholique du Diocèse de Langres.
On poursuit le chemin pour découvrir ensuite la réplique de la grotte de Lourdes, si chère aux Chaumontais. Cette grotte a été construite en 1922 pour honorer le voeu de l’abbé Camille Flammarion, vicaire à Chaumont, brancardier et aumônier durant la Première Guerre mondiale. Ce voeu consistait à élever une statue de la Vierge de Lourdes si Chaumont était préservée de l’invasion. A deux pas, le visiteur peut admirer l’étonnant campanile et ses 25 cloches. Le bâtiment, la grotte et le parc ont retrouvé tout leur éclat grâce au travail acharné des bénévoles de la paroisse Saint-Jean-Baptiste. Le visiteur veillera donc au respect des lieux.


Rejoignons maintenant le quartier des Tanneries. En descendant la rue, les promeneurs peuvent admirer l’imposant donjon des seigneurs de Chaumont qui se dresse au-dessus de la vallée de la Suize. Une fois passé le pont, à gauche toute pour une dernière ascension sur le coteau et un retour vers la préfecture en longeant le bastion puis les remparts du Chaumont médiéval. De l’enceinte construite à l’époque des Comtes de Champagne, subsiste une tour circulaire qui ne manque pas d’attirer le regard. Le dernier escalier nous ramène directement dans la ville.
Le retour au Boulingrin est rapide par la rue Gustave Dutailly, botaniste et député haut-marnais qui eut la merveilleuse idée de léguer, en 1905, sa collection d’affiches à la ville de Chaumont. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs visibles cet été au Signe centre national du graphisme. Une balade se termine et déjà une autre idée de sortie se fait jour ! Bel été à Chaumont.
