Un patrimoine à découvrir

La basilique Saint-Jean-Baptiste

Au cœur de l’ancienne cité médiévale, une nouvelle église paroissiale est érigée au début du XIIIe siècle. De cette époque sont conservés une partie de la façade et la nef. S’y ajoutent progressivement, au sud, un élégant portail au XIVe, puis des chapelles latérales entre le XVe et la première moitié du XVIe siècle. Reconstruits entre 1517 et 1543, le transept et le chœur aux voûtes à nervures multiples, mêlent des éléments du vocabulaire du gothique flamboyant et de la première Renaissance. Parmi un mobilier important, on peut citer une superbe Mise au tombeau (fin XVe-début XVIe), plusieurs œuvres de Jean-Baptiste Bouchardon (chaire à prêcher, banc d’œuvre et ancien retable du maître-autel), un Arbre de Jessé des années 1530, des peintures murales du XVIe, des tableaux des XVIIe, XVIIIe et XIXe ainsi qu’un orgue romantique Cavaillé-Coll (1872) dont le buffet date de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Le Viaduc

Ses dimensions (600 m de long, 50 arches sur une hauteur de 52 m) en font l’un des plus remarquables ouvrages d’art du milieu du XIXe siècle en Europe, sinon dans le monde. Conçu par l’architecte Eugène Decomble, le viaduc a été édifié pour permettre l’implantation de la gare au plus près du centre-ville. Le chantier est conduit en un temps record du 21 août 1855 au 25 novembre 1856. 15 mois suffisent pour mettre en œuvre 60 000 m3 de maçonnerie, grâce à 2500 ouvriers et 300 chevaux qui travaillent nuit et jour. La mise en service du viaduc a été un moteur économique pour le chef-lieu. Partiellement détruit le 31 août 1944, l’ouvrage est très rapidement reconstruit pour rétablir la circulation ferroviaire. Son imposante majesté en fait la figure emblématique de la ville. Il a servi de cadre à plusieurs films. En 2011, 480 mètres de nouveaux garde-corps en fonte, fabriqué à Sommevoire, en Haute-Marne, ont été installés. Depuis le 8 juin 2012, le momument profite d’une magnifique mise en lumière.

Le donjon

Elevé sur un éperon naturel dominant la vallée de la Suize, il est le seul vestige du château des seigneurs de Chaumont, berceau de la ville. Haute de 19 m et comptant 4 niveaux, cette tour carrée a conservé son apparence médiévale avec une épaisseur de murs qui varie de 2,60 m à la base à 1,50 m au sommet. Les pierres à bossage sont caractéristiques de la deuxième moitié du Xlle siècle.
A l’origine ouvrage défensif, il a perdu un étage surmonté d’un hourd. Le bâtiment sert ensuite de prison jusqu’en 1886. De cette époque subsistent des inscriptions gravées sur les murs.
Le donjon est accessible sur demande en vous adressant à l’association Médiévalys. Vous trouverez également à proximité un jardin d’inspiration médiévale ouvert toute l’année ainsi qu’un chemin pédestre permettant de parcourir le pied de 300m de remparts des XIII-XVIe siècles.

La chapelle des jésuites

Imposante par ses dimensions, cette chapelle est le témoignage du rayonnement du collège des Jésuites fondée en 1618. 
Elle est érigée grâce aux dons de familles chaumontaises entre 1629 et 1640.
Edifice typique de l’architecture jésuitique de cette époque, elle force l’admiration par la richesse décorative de son intérieur, notamment le monumental retable du sculpteur nancéien Claude Collignon, complété au XIXe siècle d’un haut-relief de Jean-Baptiste Bouchardon. La façade originelle de l’édifice a été ravalée en 1817 par l’architecte chaumontais Mangot, ce qui lui a fait perdre toute la riche ornementation sculptée par Claude Collignon.
 A droite de la façade, en hommage à Edme Bouchardon, sculpteur du roi Louis XV, a été érigée en 1840 la fontaine Bouchardon.
Après la Révolution, la chapelle retrouva sa fonction pour le premier lycée de Chaumont, aujourd’hui le collège Camille Saint-Saëns.
 Elle accueille désormais des expositions d’art contemporain et peut être visitée les après-midis en période estivale.

Les tourelles

Caractéristiques de Chaumont, les tourelles piquent la curiosité du flâneur qui arpente la vieille ville. Nombreuses par le passé – on parle d’une centaine au XIXe siècle – , on en recense encore une trentaine aujourd’hui, sans compter celles qui se cachent dans des cours intérieures. Ces édifices étudiés dans les écoles d’architecture se présentent sous divers aspects : tourelles carrées ou circulaires, construites depuis le rez-de-chaussée ou en encorbellement, avec ou sans toit, avec des façades plus ou moins ouvragées, renfermant parfois une statuette dans une niche. Construites pour gagner de la place sur l’espace public, elle font à la fois fonction de sas d’entrée et d’escalier menant aux étages.

L’hôtel de ville

Création d’une époque mouvementée (1787-1790), l’hôtel de ville remplace l’ancienne tour fortifiée de Barle détruite en 1780 car devenue trop exiguë pour accueillir l’administration municipale d’une ville estimée à 6200 habitants en 1760. Les lignes droites, les courbes régulières, l’usage des symétries, la sobriété reflètent l’esprit de l’époque, mis en œuvre par l’architecte François-Nicolas Lancret (1717-1789). La maquette, présentée au rez-de-chaussée de la mairie, conserve le projet de dispositions intérieures, notamment l’aménagement d’un petit théâtre, abandonnées dans la tourmente révolutionnaire. Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, le bâtiment bénéficie depuis 2012 d’une mise en lumière qui souligne l’élégance de la façade.

Les halles

De type Baltard, les halles sont caractéristiques de la seconde moitié du XIXème siècle avec l’utilisation d’un nouveau matériau, la fonte, qui permet de grandes portées et la réalisation de vastes édifices largement vitrés. Elles sont édifiées entre 1883 et 1886 sur les plans de l’architecte chaumontais Dupuy.
Ce bâtiment occupe l’emplacement d’une ancienne halle construite en 1800 à la place de l’église Saint-Michel rasée la même année.
Edifiée au XIVe siècle et agrandie au XVIIe siècle, elle comportait 3 vaisseaux et deux chapelles. Pendant la Révolution, l’église servit d’abri aux prisonniers puis de magasins militaires. A proximité, se trouvaient le premier cimetière de la ville ainsi que l’Hôtel-Dieu, hôpital établi au XIIIe siècle et démoli en 1765 après sa reconstruction sur le site actuel, avenue Carnot.
Rénovées en 2004, les Halles vous accueillent aujourd’hui pour diverses manifestations dont le beau marché alimentaire qui s’y tient tous les samedis matins.

Adresse utile
Office de tourisme de Chaumont
7 Avenue du Général de Gaulle
52000 CHAUMONT
tél. 03 25 03 80 80