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Développement durable

Publié mars 2016
Si lors de la COP 21, les chefs d’Etat ont tenté de mettre en place des engagements forts en faveur du développement durable, les collectivités locales, en premières lignes, ont déjà intégré cet enjeu incontournable.
Au quotidien, les collectivités agissent auprès des citoyens pour rendre le concept de développement durable bien réel dans tous les domaines qui les concernent. La Ville de Chaumont n’a pas attendu la mise en lumière médiatique de la COP 21 pour s’engager concrètement. Depuis l’Agenda 21 sous la précédente mandature, impulsé par Christine Guillemy, le développement durable est devenu une véritable préoccupation de tous les élus et de chaque service.
Tour d’horizon des différentes mesures appliquées sur le terrain, aussi bien dans le domaine de la viabilité hivernale, des espaces verts, des économies d’énergie que des déplacements.

L’hiver, du sel à la lumière
Sujet particulièrement d’actualité et préoccupation quotidienne des habitants, la viabilité hivernale a beaucoup évolué avec plusieurs nouveautés cette année. « Nous avons mené un travail de réflexion et profité du déménagement des véhicules pour revoir la réorganisation des circuits, notre objectif étant de saler moins mais de saler mieux », explique Frédéric Perrin, adjoint à la Proximité, la vie quotidienne et la coordination associative. Désormais entreposés dans les garages de l’ancienne caserne, les véhicules partent d’une place centrale « ce qui nous permet de les dispatcher dans les rues dès le départ », poursuit l’élu, « nous sommes également plus près du « grenier à sel » du Conseil départemental, avec lequel nous avons passé une convention pour avoir le sel à un tarif avantageux ». Il y a maintenant trois circuits, au lieu de quatre « mais tout sera traité de la même façon », rassure Frédéric Perrin, « par contre, ils ont été allongés ce qui nous a permis de garder un véhicule en réserve, nous faisons ainsi des économies de carburant et, en cas de panne, il n’y aura pas d’interruption ». Les quatre équipes de viabilité hivernale ont également suivi une formation en météorologie routière. « Toutes auront désormais les mêmes critères et les mêmes méthodes pour déclencher et arrêter le salage ». Petit rappel cependant, « tout citoyen se doit de déneiger sa partie de trottoir, en limite de sa propriété », insiste Frédéric Perrin, « en cas d’accident, sa responsabilité peut être engagée, tout cela sera rappelé dans le futur règlement de voirie ».

Le pari des énergies renouvelables
C’est un poste de dépenses important et incontournable, le chauffage est une préoccupation essentielle dans le cadre du développement durable.
A Chaumont, le réseau de chaleur a permis des économies substantielles en utilisant notamment des énergies renouvelables. Ce réseau, qui s’étend du Centre de valorisation énergétique (CVE ou usine d’incinération) aux quartiers sud de la Ville, chauffe de nombreux bâtiments « comme la caserne des pompiers, le lycée Bouchardon, la Maison d’arrêt, l’école Jules Ferry, les immeubles Ribot et Loucheur et bien d’autres », détaille Frédéric Roussel, adjoint en charge de l’urbanisme, de la cohérence territoriale et de l’environnement. De l’eau circule dans ces immenses canalisations.
Elle est chauffée grâce à l’énergie produite par la combustion des ordures ménagères au CVE, ainsi que par une chaufferie gaz et fioul située à la Rochotte. En juin dernier, le Conseil municipal a voté une augmentation de puissance qui permettra d’alimenter les quartiers nord de la ville. « Les travaux auront lieu en 2016 », précise l’élu, « nous pourrons ainsi chauffer plusieurs structures comme l’Hôpital, l’Ecole de gendarmerie en passant par les copropriétés intéressées ». Cette augmentation de puissance résultera de deux changements importants : la modernisation du CVE et la construction d’une nouvelle chaufferie bois sur le site de la Rochotte « qui remplacera notamment l’actuelle chaufferie fioul ». La performance du réseau de chaleur, qui utilise un mix énergétique comprenant 80% d’énergie renouvelable, avait été récompensée par le label éco-réseau de chaleur en 2014, la Ville s’est à nouveau vue décerner ce label en 2015. A noter qu’en parallèle de l’extension du réseau de chaleur, la Ville a lancé un diagnostic de performance énergétique sur l’ensemble de son patrimoine. Déperdition de chaleur, isolation, différents éléments seront ainsi recensés, avec une étude poussée sur les écoles pour établir un plan de rénovation adapté.
Réseau de chaleur chaumontais :Un bouquet énergétique vertueux avec plus de 80% d’énergies renouvelables ou de récupération 

Des transports plus respectueux
Réduire l’utilisation d’énergies fossiles est aussi une préoccupation dans le domaine des transports. De nombreux aménagements cyclables ont été réalisés pour favoriser l’utilisation de ce mode de déplacement « doux ». « Nous avons augmenté le nombre de kilomètres d’aménagement le long des routes avec des pistes et bandes cyclables », détaille Pierre Etienne, élu délégué à l’environnement. « Nous avons ensuite sécurisé les carrefours en matérialisant des sas permettant aux vélos d’être mieux positionnés par rapport aux voitures et poids lourds. Les démarrages au feu vert sont ainsi moins dangereux.
Des « tourne à droite » et « tout droit » ont aussi été mis en place aux feux tricolores pour les cyclistes qui ne coupent pas la circulation ». Un espace de rencontre a également été créé au carrefour des rues du Docteur Michel et Victoire-de-la-Marne. Un lieu où piétons, cyclistes et véhicules se côtoient avec priorité aux plus faibles et vitesse limitée à 20km/heure. « Un autre est en préparation au croisement de la rue des Halles et Tréfousse. » Progresser dans le schéma cyclable est une véritable volonté des élus, « nous ajouterons des aménagements tous les ans », explique Pierre Etienne, « notamment des points d’attache pour les vélos ».
Même domaine mais autre action : les véhicules électriques pourront bientôt être rechargés sur le territoire de l’Agglomération grâce à l’installation de cinq bornes, dont trois à Chaumont. « Chaque borne pourra accueillir deux véhicules », poursuit l’élu. Deux d’entre elles seront situées au niveau du Pôle d’échange multimodal : à côté des Silos et sur le parking de la salle Jean Masson. Une autre sera installée dans le parking de l’Hôtel de ville. Le rechargement en lui-même sera gratuit. Il conviendra néanmoins de s’acquitter, si besoin, des frais de stationnement.
Toutes ces initiatives - schéma cyclable, intégration des véhicules électriques - se retrouveront à un échelon supérieur : le Plan global de déplacement (PGD). « Il s’agit de réétudier tous les déplacements au niveau de la Ville », explique Frédéric Perrin, adjoint en chargé de la proximité et de la vie quotidienne, « automobiles, cyclistes, mais aussi piétons et transports en commun pour les rendre plus fluides, cohérents et y intégrer des modes alternatifs comme l’auto-partage ou le co-voiturage ». Cette étude est réalisée par un cabinet spécialisé, qui a déjà effectué de multiples comptages, et qui débouchera sur des propositions concrètes en mars prochain. « Avec comme objectifs de construire une mobilité durable et respectueuse de l’environnement tout en accompagnant le développement urbain et économique, en anticipant, par exemple, de futurs grands projets comme le centre aquatique ».

L’eau, l’air… les plantes
Véritables emblèmes du développement durable, l’eau et les espaces verts font l’objet d’attentions quotidiennes. Nombre de Chaumontais n’en sont pas forcément conscients, mais ils disposent d’une eau de très grande qualité à la sortie de leur robinet ! « Notre eau provient directement de sources souterraines », détaille Pierre Etienne. Des eaux de grande qualité qui font l’objet de contrôles quotidiens. Pour les préserver, la municipalité a lancé une démarche de protection des captages. « Pour cela, nous devons procéder à des acquisitions foncières, certaines sont en cours, d’autres à l’étude », précise l’élu. Les châteaux d’eau ont aussi fait l’objet d’une attention particulière pour sécuriser leur accès. Celui de Roux-Champion a même subit une réhabilitation complète en 2013, avec reprise de l’étanchéité des cuves et de la toiture. Sur le réseau, Véolia, le délégataire de ce service public, a entrepris une grande opération de réduction des fuites dès 2010,  avec une équipe spécialement dédiée.
Depuis, l’efficacité du réseau a été grandement améliorée avec un rendement qui est passé de 69 à 82%, « sachant que les 18% restant ne sont pas forcément des fuites », rassure Pierre Etienne, « la différence entre le volume prélevé et le volume vendu résulte aussi de diverses manœuvres comme des purges par exemple ». Pour leur consommation personnelle, les Chaumontais ont d’ailleurs accès à un service de télé-relevé par Internet. « Malheureusement, c’est un service sous utilisé », regrette l’élu, « peu d’habitants utilisent cette possibilité qui leur permettrait pourtant de vérifier leur consommation de façon régulière ».
Du côté des espaces verts, les services ont énormément changé leurs pratiques pour tendre vers l’objectif « zéro phytosanitaire ». « Entre 2012 et cette année, l’achat de désherbant a été diminué de 55% », détaille Jean-Charles Berthier, conseiller municipal délégué au patrimoine naturel et aux espaces verts. Ces produits ont été remplacés en grande partie par du nettoyage manuel et « l’utilisation de plantes vivaces pour végétaliser le pied des arbres ». Le paillage est également utilisé pour éviter la propagation des plantes envahissantes. Quand un arbre est coupé, parce qu’il est abîmé ou malade, il est réduit en plaquettes et sera ainsi réutilisé.
Tout comme les sapins de Noël qui apparaîtront début janvier sur les trottoirs. Tous ces changements de pratique impliquent également pour les usagers d’avoir un regard nouveau : « il faut s’habituer à voir un peu d’herbe pousser avant qu’on puisse l’arracher ! » Un peu d’herbe folle et on respire déjà mieux…
Achat de désherbants -55% depuis 2012

Mise en lumière
Autre source de dépenses énergétiques en hiver, l’éclairage public a lui aussi fait l’objet de nombreuses améliorations. Un partenariat public privé (PPP) a été conclu pour la période de 2011 à 2026 concernant l’éclairage public, la signalisation tricolore et les stades. « La première phase du PPP consistait à faire des investissements importants pour moderniser un équipement totalement obsolète », explique Pierre Etienne, conseiller municipal délégué à l’environnement. Les objectifs inscrits dans ce contrat imposaient de diminuer la consommation d’électricité de 30%, « ils ont été largement dépassés puisque nous en sommes à 40% de diminution », souligne l’élu. « Grâce à l’installation de LED, le Viaduc ne consomme pas plus qu’un pavillon par exemple ». Avec cette technologie, la puissance installée pour les illuminations festives a pu être divisée par 5 passant de 70 kilowattheures à 15.
A savoir : Un numéro vert a été mis en place pour prévenir les services de la Ville en cas de panne : 0800 008 188 (appel gratuit).
Consommation éclairage public -40% depuis 2011

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Eclairage public

Avec la signature du PPP (Partenariat Public-Privé pour l’optimisation de l’éclairage public et la mise en valeur du patrimoine), la Ville de...

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Publié en août 2013 - mis à jour en août 2015

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