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CIG : les défis d’un chantier

Les travaux du futur Centre International du Graphisme avancent à grands pas, conformément au calendrier prévisionnel. Les défis techniques sont nombreux pour ce bâtiment hors normes qui ne ressemblera à aucun autre.

On ne peut pas se prétendre un lieu incontournable du graphisme à l’international, sans faire preuve soi-même de quelques audaces graphiques. C’est en tout cas l’avis du cabinet d’architecture Moatti et Rivière, chargé du projet, et dont la vision du futur CIG commence à prendre vie sous les yeux des Chaumontais. « Nous avons travaillé autour de trois éléments, explique Alain Moatti. D’abord, sur l’idée du graphisme, évidemment. Nous voulions un bâtiment sur lequel on pourrait écrire ; des sortes de feuilles horizontales et verticales. C’est ce qui a donné l’idée de grands murs très fins, reliés entre eux par des baies vitrées. » Deuxième élément, la matière. Autrement dit la pierre, prolongement de l’ancienne Banque de France qui servira d’ailleurs de point d’entrée au futur CIG, « pour montrer que le bâtiment reste encore vivant. » Enfin, l’idée était d’implanter un Centre à la fois moderne, mais aussi en harmonie avec son environnement : « Ces grandes feuilles de pierre seront à l’échelle des maisons de Chaumont. Le bâtiment aura le gabarit un peu inégal des habitations alentours. »

 

« La Banque de France sera le point d'entrée du CIG » explique Alain Moatti

Autant d’éléments qui, réunis entre eux, relèvent presque du défi technique pour les artisans qui s’activent sur le chantier. « D’autant que cet assemblage, tout à fait particulier dans sa structure, a été inventé spécialement pour le CIG. » Deux étapes importantes ont d’ores et déjà été franchies : les travaux à l’intérieur de la Banque de France, mais surtout le dressage de grands voiles de béton qui serviront de support aux fines feuilles de pierre imaginées par Moatti. « Ces derniers seront visibles depuis l’intérieur du CIG, il a donc fallu être très attentif à la qualité de la finition. » D’autres ouvrages tout aussi délicats s’annoncent, notamment les grandes menuiseries, très en hauteur, mais surtout la pose des fameuses feuilles de pierre. « Le fait de monter ces plans très hauts, jusqu’à 16,50 mètres, mais aussi très fins - seulement 12 centimètres d’épaisseur ! - ça ne s’est jamais fait ! » Il faut pour cela que la pierre, très délicate, soit montée sur un nid d’abeille, gage de résistance. « Autrement dit, ces pans de pierre vont dépasser de très haut les voiles de béton qui leur serviront de support. » Cet assemblage insolite est minutieusement préparé à l’aide d’un prototype sur lequel l’architecte s’appuie. Avec succès, semble-t-il, puisque jusqu’à aujourd’hui rien n’est venu enrayer la machine. Et les délais sont même respectés. « Il y a des étapes délicates, mais pour le moment tout se passe bien parce que nous avons la chance de travailler avec de très bonnes entreprises sur place. » Si les choses continuent ainsi, l’ouverture des portes devrait avoir lieu, comme prévu, fin 2015.

Visite du chantier du CIG
vendredi 14 novembre de 9h à12h et de 14h à 17h
samedi 15 novembre de 9h à 12h

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